04 mai 2008
Fugue
Course vers ailleurs, retour dans une semaine avec, j'espère la fin de l'histoire...
28 mars 2008
Je veux et j'exige, je veux et j'exige, je veux....
Non, non, on ne nous l’a pas changé. Cela m‘étonnait un peu aussi, ce silence, mais l’air de Londres nous à permis de retrouver, en pleine forme, celui qui, il y a quelque temps, nous promettait d’aller “chercher la croissance avec les dents…”
“Ce capitalisme-là, je n'en veux pas, parce que c'est le capitalisme de la frivolité, du mensonge et de l'absence de transparence.” (Propos retranscrits dans Le Monde.)
Soyons tranquille il n'obtiendra pas davantage sa disparition qu'il n'a obtenu cette croissance promise devant les électeurs, comme un hochet agité par un enfant riche aux yeux des enfants pauvres.
D'ailleurs, soyons sérieux une minute, qui voudrait contempler vraiment le visage macabre d’un capitalisme “honnête”, disant ainsi ouvertement que les personnes n’existent que pour autant qu’elles appartiennent au gigantesque élevage consumériste mondial. Que tout un chacun, bestiau d'embouche, est destiné à alimenter de façon machinique l’exigence de profit et de pouvoir de ceux qui jouent pour eux-mêmes, et malheureusement en grandeur réelle, au grand jeu des "maîtres du monde"…
Tout ceci me rappelle la conclusion d’un texte lumineux de Cornélius Castoriadis datant de 1989 : “ Et ce pouvoir économique, le marché “libre” contemporain le sécrète constamment, comme il sécrète, au milieu du nihilisme général le seul objectif à poursuivre dans la vie, l’accumulation de “biens” et l’extension de “loisirs” qui n’en sont pas.” Gageons que cela ne s'est pas vraiment arrangé depuis...
Reste “la société du spectacle”, comme maquillage ultime et outrancier à la cannibalisation du vivant par le mort.
Et comme un refrain, ces quelques "Paroles" d'une chanson, un peu tronquée il est vrai, empruntées à Dalida...
"Encore des mots toujours des mots
les mêmes mots
Rien que des mots
Des mots faciles des mots fragiles
C'était trop beau
Bien trop beau
Mais c'est fini le temps des rêves
Les souvenirs se fanent aussi
quand on les oublie
Parole, parole, parole
Ecoute-moi.
Parole, parole, parole
Je t'en prie.
Parole, parole, parole
Je te jure.
Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent
Voilà mon destin te parler....
te parler comme la première fois.
Encore des mots toujours des mots
les mêmes mots
Comme j'aimerais que tu me comprennes.
Rien que des mots
Que tu m'écoutes au moins une fois.
Des mots magiques des mots tactiques
qui sonnent faux
Tu es mon rêve défendu.
Oui, tellement faux
Mon seul tourment et mon unique espérance.
Rien ne t'arrête quand tu commences
Si tu savais comme j'ai envie
d'un peu de silence
Encore un mot juste une parole
Parole, parole, parole
Ecoute-moi.
Parole, parole, parole
Je t'en prie.
Parole, parole, parole
Je te jure.
Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent
PS: Cornélius Castoriadis : L’écrivain et la démocratie, in Fenêtre sur le chaos , Seuil , 2007, p.113
et Guy Debord pour le titre de son oeuvre princeps “La société du spectacle”.
