<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Lignes de fuite...</title><link>http://lines.canalblog.com/</link><description>Sc&#xe8;nes de vie, aphorismes, citations et fictions br&#xe8;ves</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 15 May 2008 12:40:24 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Fugue</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/05/04/9061810.html</link><category>Propos</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/05/04/9061810.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9061810/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/05/04/9061810.html</guid><description>&lt;p&gt;Course vers ailleurs, retour dans une semaine avec, j&apos;esp&#xe8;re la fin de l&apos;histoire...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 04 May 2008 20:37:28 GMT</pubDate></item><item><title>Alpha (6)</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/27/8975488.html</link><category>Fictions</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/27/8975488.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8975488/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/27/8975488.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; De leur c&#xf4;t&#xe9; les biblioth&#xe9;caires constat&#xe8;rent l’augmentation alarmante de d&#xe9;tournements des livres emprunt&#xe9;s malgr&#xe9; des contr&#xf4;les renforc&#xe9;s. Ceci obligea en quelques ann&#xe9;es, les responsables de ces &#xe9;tablissements pass&#xe9;s sous tutelle du service public par un texte de loi tr&#xe8;s controvers&#xe9;, &#xe0; ne pr&#xea;ter des livres que sous examen minutieux de deux pi&#xe8;ces d’identit&#xe9; assorties d’un extrait de casier judiciaire et d’une caution, qui pour &#xea;tre dissuasive finit par repr&#xe9;senter une fois et demi le montant du livre neuf, (caution &#xe9;videmment consid&#xe9;rable eu &#xe9;gard au cours du papier).&amp;nbsp; Mais certains livres revenaient toujours avec une ou plusieurs pages manquantes, ce dont le lecteur suivant venait innocemment se plaindre, la responsabilit&#xe9; &#xe9;tant &#xe9;ternellement rejet&#xe9;e sur le pr&#xe9;c&#xe9;dent, qui “n’&#xe9;tait pas un mouchard lui, monsieur”, et un d&#xe9;plorable &#xe9;tat de suspicion g&#xe9;n&#xe9;ralis&#xe9;e empoisonna rapidement le Service Public des Biblioth&#xe8;ques (SPB), tandis que le patrimoine culturel se d&#xe9;t&#xe9;riorait.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La lecture des livres devenait clairement une affaire de nantis. La revendication d’acc&#xe8;s mat&#xe9;riel au livre prit une telle ampleur que le gouvernement instaura une commission d’experts d’horizons divers : des anciens &#xe9;diteurs,&amp;nbsp; libraires, biblioth&#xe9;caires, professeurs de litt&#xe9;rature, certains membre de jurys de prix litt&#xe9;raires, juristes, sociologues, psychologues, neurologues, psychiatre, philosophes, &#xe9;conomistes... Une r&#xe9;volte massive de l’opinion publique qui se manifesta par une embolisation des circuits internet du Minist&#xe8;re de la Culture, advint lorsque l’on prit conscience que manquaient &#xe0; l’appel les auteurs et les lecteurs. Comme de coutume dans ces situations, le gouvernement fit marche arri&#xe8;re, se montra humble et repentant, et &#xe9;largit la commission. Celle-ci &#xe9;tait somm&#xe9;e de rendre des conclusions dans un d&#xe9;lai d’un an, et de faire des propositions pour sortir de la situation d’impasse o&#xf9; se trouvait . &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Marcus Feyrolles prit une longue inspiration. “ Je vous renvoie au texte int&#xe9;gral de ces d&#xe9;bats que vous trouverez sur Internet dans les annales du Minist&#xe8;re de la Culture et celui des Affaires Sociales. Je vous rappelle seulement qu’il en est sorti un texte r&#xe9;glementaire concernant l’ensemble de la fili&#xe8;re livre; c’est &#xe9;galement ce texte qui &#xe0; fond&#xe9; l’institution ALPHA, et fixe les objectifs et&amp;nbsp; les modalit&#xe9;s de fonctionnement par lesquels nous continuons &#xe0; &#xea;tre r&#xe9;gis.” &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Damien Mansart&amp;nbsp; avait enregistr&#xe9; la totalit&#xe9; de l’intervention de Marcus, et le remercia chaleureusement de tous ces &#xe9;l&#xe9;ments, il aurait cependant souhait&#xe9; “en savoir un peu plus sur le fonctionnement d’ALPHA”. Le directeur de l’Institut se leva en souriant &#xe0; demi, et regardant le cadran de l&apos;horloge digitale pos&#xe9; sur son bureau lui proposa de reprendre l’&#xe9;change apr&#xe8;s l’ouverture des caisses &#xe0; laquelle, bien s&#xfb;r , il le conviait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... &#xc0; suivre...&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 27 Apr 2008 16:36:53 GMT</pubDate></item><item><title>Alpha (5)</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/19/8881514.html</link><category>Fictions</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/19/8881514.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8881514/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/19/8881514.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce n’est que tr&#xe8;s progressivement qu’eu lieu la prise de conscience d’un malaise devant la disparition mat&#xe9;rielle des livres, malaise aux formes multiples, si r&#xe9;pandu qu’il devint au fil du temps ce que les sociologues nomment “un analyseur” de soci&#xe9;t&#xe9;.&amp;nbsp; Banalement, un grand nombre de personnes affirmaient que les &#xe9;crans fatiguaient&amp;nbsp; les yeux lors de s&#xe9;ance de lecture prolong&#xe9;e, ou engendraient de s&#xe9;rieuses crispations de la nuque, nuisances qui les emp&#xea;chait de se livrer &#xe0; leur distraction favorite et provoquaient en sus des difficult&#xe9;s &#xe0; se d&#xe9;tendre, un endormissement perturb&#xe9; voire, tr&#xe8;s fr&#xe9;quemment, des insomnies douloureuses. Ces derni&#xe8;res ne pouvait plus se traiter par une lecture nocturne r&#xe9;confortante dans la ti&#xe9;deur du lit, le bruissement des pages accompagnant le retour au calme et la plong&#xe9;e vers le sommeil; cet &#xe9;tat de fait se r&#xe9;v&#xe9;la susceptible de d&#xe9;clencher chez certaines personnes de fortes angoisses ou des acc&#xe8;s de d&#xe9;pression persistants, accompagn&#xe9;s de pleurs et d’un ressassement extr&#xea;mement invalidant. C’est un c&#xe9;l&#xe8;bre psychiatre h&#xe9;ritier d’une longue tradition soignante inaugur&#xe9;e autrefois &#xe0; Paris par un certain docteur Olivenstein, qui le tout premier ouvrit une piste &#xe0; la compr&#xe9;hension du ph&#xe9;nom&#xe8;ne en&amp;nbsp; comparant ces sympt&#xf4;mes aux effets du “manque” bien connu des personnes toxicomanes. Et de fait, &#xe0; y regarder de plus pr&#xe8;s, les sp&#xe9;cialistes en tout genre, (psychologues, sociologues, &#xe9;conomistes, etc,...) qui se pench&#xe8;rent sur la situation des lecteurs en manque de livre, d&#xe9;couvrirent des pratiques &#xe9;tonnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Ainsi, juste avant que le papier pour l’impression des livres ne vienne &#xe0; manquer, certains personnages astucieux raffl&#xe8;rent sans vergogne, en recyclant justement l’argent des trafics de drogues en tout genre, les fonds de librairies ou d’imprimeries en faillite et stock&#xe8;rent dans de vastes entrep&#xf4;ts tout ce qu’ils pouvaient trouver de papier imprim&#xe9;, assur&#xe9;s d’en tirer un bon prix sous peu. D&#xe8;s que le march&#xe9; du livre fut fortement contingent&#xe9; par l’Etat, ces bibliotrafiquants furent en mesure d’organiser des fili&#xe8;res de ventes clandestines de livres neufs. Le plus souvent, les livres, d&#xe9;soss&#xe9;s tr&#xe8;s proprement, &#xe9;taient vendus par doses moyennes de dix pages &#xe0; la fois par des dealers sans scrupules, qui faisaient miroiter la possibilit&#xe9; d’une autre livraison le lendemain m&#xea;me. (A ce rythme vouloir acqu&#xe9;rir les 1572 pages de Guerre et Paix&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt; relevait d’une course de fond mobilisant le lecteur sur plus de cinq mois tandis que l’insens&#xe9; qui voulait se procurer la totalit&#xe9; des 137 ouvrages constituant la Com&#xe9;die Humaine&lt;strong&gt;**&lt;/strong&gt;, pouvait trouver l&#xe0; une forme de marathon exaltant, le conduisant, pour ainsi dire, au seuil de l’&#xe9;ternit&#xe9;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&#xc0;&amp;nbsp; c&#xf4;t&#xe9; de ces tristes sires, alors que le prix des livres neufs montait sans arr&#xea;t. Les bouquinistes et brocanteurs firent de belles fortunes en se trouvant d&#xe9;valis&#xe9;s par des lecteurs avides de se pr&#xe9;munir de la p&#xe9;nurie annonc&#xe9;e en cherchant &#xe0; faire quelques r&#xe9;serves personnelles. Et l’on vit ainsi une nouvelle forme de lutte des classes s’installer entre possesseurs de biblioth&#xe8;ques familiales transmises amoureusement depuis des d&#xe9;cennies et lecteurs de plus r&#xe9;cent lignage pour lesquels le m&#xe8;tre de biblioth&#xe8;que &#xe9;tait l’indice s&#xfb;r de la r&#xe9;ussite personnelle. Les histoires se mirent a courir, &#xe0; Paris comme en province, sur les fermes pressions &#xe0; l’engagement matrimonial d’un enfant avec un&amp;nbsp; ou une pr&#xe9;tendant(e) nanti(e) d’une biblioth&#xe8;que bien pourvue, exerc&#xe9;es par tel parent notoirement “addict” aux livres, et tenaill&#xe9; par l’espoir t&#xea;tu de b&#xe9;n&#xe9;ficier de voluptueuses heures de lecture gratuite .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;strong&gt; L&#xe9;on Tolsto&#xef; &lt;/strong&gt; ,&amp;nbsp; cf :&amp;nbsp; &amp;nbsp;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_et_Paix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;**Honor&#xe9; de Balzac&lt;/strong&gt;. Cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Com&#xe9;die_humaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... &#xc0; suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 19 Apr 2008 21:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>Alpha (4)</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/13/8803213.html</link><category>Fictions</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/13/8803213.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8803213/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/13/8803213.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Apr&#xe8;s avoir demand&#xe9; &#xe0; Clara&amp;nbsp; de leur refaire un caf&#xe9;, Marcus constatant que l’int&#xe9;r&#xea;t de Mansart ne faiblissait pas, reprit le cours de son r&#xe9;cit . ”Le m&#xea;me processus de concentration et de ligne &#xe9;ditoriale agita les maisons d’&#xe9;dition. Le prix du papier eut raison rapidement des plus petites, puis progressivement des plus grandes, tandis qu’&#xe0; leur tour disparaissaient un &#xe0; un les ateliers d’imprimeurs et les libraires de quartier, puis ceux des villes et enfin les “rayons livres” des grands distributeurs d’objets culturels. Rien que dans cette fili&#xe8;re, cela commen&#xe7;ait &#xe0; faire du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Il faut dire que les maisons d’&#xe9;dition ne se laiss&#xe8;rent pas r&#xe9;duire par le march&#xe9; sans combattre. Dans un premier temps le r&#xe9;flexe des dirigeants de la confr&#xe9;rie litt&#xe9;raire fut sensiblement le m&#xea;me que celui des journalistes. Internet. Tenter&amp;nbsp; de maintenir une forme d’offre &#xe9;ditoriale en se faisant r&#xe9;tribuer pour permettre les t&#xe9;l&#xe9;chargements de fichiers de textes, ou l’envoi de livres imprim&#xe9;s &#xe0; l’unit&#xe9; contre une s&#xe9;lection rigoureuse des auteurs et un travail critique accessible en ligne aux lecteurs potentiels. Mais les auteurs les contourn&#xe8;rent bient&#xf4;t, ne voyant plus la n&#xe9;cessit&#xe9; d’entretenir des interm&#xe9;diaires rendus superflus par le service qu’une bonne imprimante et un peu de savoir faire pouvait rendre. L’offre litt&#xe9;raire &#xe9;tait vaste et les textes circulaient en tous sens, sites &#xe9;l&#xe9;gants d’&#xe9;crivains chevronn&#xe9;s, blogs de tout un chacun, forums de lecteurs devenus critiques pertinents... Le m&#xe9;lange des genres &#xe9;tait roboratif au possible et l’on aurait pu croire que tout irait ainsi pour le mieux dans le meilleur des mondes... Oui, mais voil&#xe0;. Les arbres ne repoussaient pas. Pas assez vite, pas en assez grand nombre. Pas les arbres &#xe0; papier en tout cas.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Marcus expliqua longuement comment les particuliers se virent, &#xe0; leur tour, rationner drastiquement l’acc&#xe8;s au papier. Il fallut donc imp&#xe9;rativement passer au “tout &#xe9;cran”. Le courrier, par exemple, &#xe9;tant devenu essentiellement &#xe9;lectronique et les guichets virtuels perfectionnant leur offre, le service postal et celui de l’affranchissement eux-m&#xea;mes vinrent &#xe0; dispara&#xee;tre ( ce qui au passage dopa les &#xe9;changes philat&#xe9;liques...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces remaniements ne pouvaient pas rester sans effets et des comportements nouveaux ne tard&#xe8;rent pas &#xe0; appara&#xee;tre. Il fallu bien se rendre &#xe0; l&apos;&#xe9;vidence, malgr&#xe9; leur perfectionnements r&#xe9;cents, les &#xe9;crans divers sur lesquels chacun pouvait lire les textes ne repr&#xe9;sentaient qu’une proposition virtuelle d’accueil transitoire des textes. L’&#xe9;cran de lecture ferm&#xe9;, plus de trace. Panne de batterie ou d’&#xe9;lectricit&#xe9;.. plus de texte, un ouvrage dont la lecture &#xe9;tait termin&#xe9;e, se refermait tristement en une petite ic&#xf4;ne titr&#xe9;e dans un dossier informatique dormant. Pour de nombreux lecteurs assidus, la d&#xe9;mat&#xe9;rialisation du livre engendra des troubles s&#xe9;rieux dont l’&#xe9;mergence surprit et – il faut bien le dire–&amp;nbsp; aga&#xe7;a&amp;nbsp; quelque&amp;nbsp; peu les m&#xe9;decins qui recevaient ces plaintes in&#xe9;dites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;...&#xc0; suivre...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 13 Apr 2008 17:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>Aux lecteurs de passage...</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/12/8788239.html</link><category>Blogosph&#xe8;re</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/12/8788239.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8788239/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/12/8788239.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Petit interm&#xe8;de aujourd&apos;hui. Je croyais avoir commenc&#xe9; la semaine derni&#xe8;re l&apos;une de ces fictions br&#xe8;ves vite tourn&#xe9;e, vite publi&#xe9;e... et peut-&#xea;tre m&#xea;me vite oubli&#xe9;e. J&apos;avais innocemment entrepris sa publication sans l&apos;avoir termin&#xe9;e. Mauvaise id&#xe9;e...C&apos;&#xe9;tait compter sans le mauvais vouloir de la mati&#xe8;re, sa r&#xe9;sistance opini&#xe2;tre et son vif d&#xe9;sir d&apos;&#xe9;mancipation. Je fais le constat amus&#xe9; et un peu navr&#xe9; &#xe0; la fois que les choses les plus simples ont ainsi une tendance &#xe0; se transformer &#xe0; mon contact en &#xe9;l&#xe9;phants blancs, lesquels batifolent en un vaste troupeau qui s&apos;auto entretient avec une tranquille insolence et o&#xf9; se trouvent p&#xea;le m&#xea;le, des maisons &#xe0; restaurer, des techniques picturales, des apprentissages professionnels divers, un jardin au bord du d&#xe9;lire, ... et j&apos;en passe. En voici donc un de plus, qui vient se heurter &#xe0; la barri&#xe8;re de ma disponibilit&#xe9;. La suite arrive... c&apos;est s&#xfb;r... Juste le temps de l&apos;&#xe9;crire et je poste....&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je signale au passage aux amoureux des revues en lignes qui&amp;nbsp; le plus souvent associent superbement les mots et des images , une nouvelle cat&#xe9;gorie de liens glan&#xe9;s au fil du temps. La derni&#xe8;re de ces d&#xe9;couvertes, &lt;a href=&quot;http://www.chaoid.com/&quot;&gt;CHAOID&amp;nbsp; &lt;/a&gt;, &#xe9;tait en lien sur &lt;a href=&quot;http://l-autofictif.over-blog.com/&quot;&gt;L&apos;autofictif&amp;nbsp; &lt;/a&gt;le blog d&apos;Eric Chevillard dont la fr&#xe9;quentation quotidienne est un plaisir &#xe0; ne surtout pas se refuser.&lt;br /&gt;Bon week end &#xe0; tous. &lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 12 Apr 2008 13:56:12 GMT</pubDate></item><item><title>Alpha (3)</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/10/8735522.html</link><category>Fictions</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/10/8735522.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8735522/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/10/8735522.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; T&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;out avait donc commenc&#xe9; par une histoire d’arbre. Mais, … pas tout &#xe0; fait, bien s&#xfb;r, les arbres, c’&#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; une suite dans la cha&#xee;ne infinie et multiples des causalit&#xe9;s. Marcus Feyrolles rappela ainsi&amp;nbsp; &#xe0; son jeune interlocuteur, quelques moments sombres de l’histoire &#xe9;conomique du si&#xe8;cle. Il &#xe9;voqua rapidement la surconsommation effr&#xe9;n&#xe9;e du capital p&#xe9;trolier par l’occident et les pays &#xe9;mergents, et comment, l’annonce de la lib&#xe9;ration de la glace du P&#xf4;le ouvrant imaginairement l’acc&#xe8;s &#xe0; un nouvel Eldorado p&#xe9;trolier avait fait fondre comme neige au soleil, les vell&#xe9;it&#xe9;s vertueuses des engagements &#xe9;nerg&#xe9;tiques des soci&#xe9;t&#xe9;s industrialis&#xe9;es. Il fallut bient&#xf4;t d&#xe9;chanter. Les gisements p&#xe9;trolif&#xe8;res du P&#xf4;le recelaient un grand nombre de pi&#xe8;ges, leur exploitation impossible ou techniquement tr&#xe8;s malais&#xe9;e demandait la mise en oeuvre d’investissements financiers colossaux qui ob&#xe9;rait s&#xe9;rieusement leur rentabilit&#xe9;. Le temps &#xe9;tait venu de r&#xe9;aliser le prix de l’aveuglement et de la gabegie et de constater l’impossibilit&#xe9;&amp;nbsp; radicale &#xe0; soutenir l’approvisionnement &#xe9;nerg&#xe9;tique du monde industriel. Le marasme fut &#xe9;norme et chaque pays en paya le prix. Comme toujours, les pauvres pay&#xe8;rent plus que les riches, en complications, p&#xe9;nuries et souffrances… Le temps que l’&#xe9;conomie ouvre de nouveau des cr&#xe9;dits &#xe0; la recherche sur des sources &#xe9;nerg&#xe9;tiques r&#xe9;ellement innovantes et que celle-ci progresse, le temps que les ing&#xe9;nieurs s’ing&#xe9;nient &#xe0; trouver comment siphoner le p&#xe9;trole du p&#xf4;le, la consommation &#xe9;nerg&#xe9;tique mondiale s’orienta brutalement vers le charbon, ... et le bois. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;quot;La d&#xe9;forestation fut massive et mal contr&#xf4;l&#xe9;e. Des espaces d&#xe9;frich&#xe9;s furent d&#xe9;di&#xe9;s aux carburants verts sans souci de renouvellement forestier. Le r&#xe9;chauffement climatique entrant avec force dans la partie, certaines essences habituelles des pays du nord disparurent en moins de deux d&#xe9;cennies tandis que se d&#xe9;veloppait une myst&#xe9;rieuse bact&#xe9;rie tueuse de jeunes pousses qui devint rapidement (et tristement) c&#xe9;l&#xe8;bre sous le nom de “Sida du bois&amp;quot;. Je ne d&#xe9;taillerai pas exhaustivement les difficult&#xe9;s de la fili&#xe8;re foresti&#xe8;re, difficult&#xe9;s qui eurent&amp;nbsp; de nombreuses incidences sur nos modes de vie, mais m’attarderai sur celle qui a concern&#xe9; tr&#xe8;s directement notre activit&#xe9;” , poursuivit Marcus Feyrolle dont le regard avait fini par quitter Damien Mansart pour se poser r&#xea;veusement sur le panneau de m&#xe9;tal grav&#xe9; aux riches reflets cuivr&#xe9;s qui &#xe9;tait la seule d&#xe9;coration de son bureau. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;quot;La fili&#xe8;re papier se trouva &#xe0; son tour totalement d&#xe9;sorganis&#xe9;e par la p&#xe9;nurie de bois. C’est ainsi que les journaux et tout d’abord les quotidiens et les revues subirent de plein fouet la crise. Incapables de faire face au prix exorbitant du papier alors que depuis longtemps leurs ressources publicitaires baissaient, les magnats de la presse firent dispara&#xee;tre bon nombre de leurs titres en tentant de sauver les plus prestigieux avant de s’entre-d&#xe9;vorer, pour que le vainqueur finisse en situation de monopole.”&amp;nbsp; Ce sc&#xe9;nario se r&#xe9;p&#xe9;ta de fa&#xe7;on quasi identique dans tous les pays du globe mettant &#xe9;videmment gravement &#xe0; mal les principes de pluralit&#xe9; et d’ind&#xe9;pendance de l’information. Pendant que cette joute s’op&#xe9;rait &#xe0; l’&#xe9;tage des financiers, certaines r&#xe9;dactions de grande qualit&#xe9; qui se savaient sacrifi&#xe9;es, firent le pari du Web, et tent&#xe8;rent de maintenir une information ind&#xe9;pendante.” &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Las, ce que la fr&#xe9;quentation quotidienne des salles de r&#xe9;daction impulse comme orientation et comme dynamique &#xe9;ditoriale dans un groupe de journalistes se trouva rapidement battu en br&#xe8;che par les rivalit&#xe9;s et la recherche de satisfaction narcissiques qui venait compenser la perte&amp;nbsp; m&#xea;me de la notion d’&#xe9;quipe. L’information toujours tr&#xe8;s pr&#xe9;sente sur le Net, se fragmenta, resta riche certes, mais aussi parfois fallacieuse, et en tout cas garda massivement la caract&#xe9;ristique de se pr&#xe9;senter comme une information &#xe0; la carte, que chacun pouvait se constituer en fonction de ses int&#xe9;r&#xea;ts, avec le risque majeur de perte de vision d’ensemble assorti du recul d’une culture politique , et seules quelques initiatives isol&#xe9;es, un peu &#xe9;litiste parvinrent &#xe0; durer.” &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;...&#xc0; suivre...&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Apr 2008 20:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Alpha (2)</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/07/8670219.html</link><category>Fictions</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/07/8670219.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8670219/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/07/8670219.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;strong&gt; Matin&lt;/strong&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est en arrivant deux heures plus tard &#xe0; son bureaux directorial, un confortable espace sis au cinqui&#xe8;me &#xe9;tage de la tour de l’Institut, que Marcus Feyrolle fut inform&#xe9; de la livraison par sa secr&#xe9;taire. Il contempla un long moment les fum&#xe9;es de la ville dont les panaches color&#xe9;s se dissolvaient lentement dans l’air ambiant avant de lui demander d’annoncer au chef du service de s&#xe9;curit&#xe9; sa pr&#xe9;sence &#xe0; l’ouverture des caisses pour onze heures, puis, la pria d’introduire “dans cinq minutes et avec un caf&#xe9;”, la personne qu’il avait entrevue en passant devant la petite salle d’attente.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Marcus Feyrolles s’installa dans son large fauteuil avec un petit soupir. De taille moyenne, chevelure blanchie tr&#xe8;s t&#xf4;t, il s’effor&#xe7;ait de garder, derri&#xe8;re ses lunettes, un regard curieux et bienveillant sur le monde, toutefois,&amp;nbsp; sa nomination au poste sensible de directeur de l’Institut et l’exercice de ce pouvoir avait avec le temps teint&#xe9; son humeur et son humour d’une l&#xe9;g&#xe8;re amertume. “Comme les fum&#xe9;es de la ville”, pensait-il “pour l’essentiel on ne les voit pas, mais elles colorent tout ce que nous voyons.”&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Le jeune homme qu’il allait recevoir, Damien Mansart, &#xe9;tait un&amp;nbsp; jeune chercheur &#xe0; l’avenir prometteur. Il avait &#xe9;crit une th&#xe8;se brillante et volumineuse sur &lt;em&gt;“les rapports possibles entre la logique intrins&#xe8;que des langues javanaises et certaine ancienne modalit&#xe9; de codage propre au langage informatique*”&lt;/em&gt;, pour d&#xe9;montrer &#xe0; partir d’un corpus complexe que ces deux formes linguistiques n’avaient pas d’origine commune. Tr&#xe8;s remarqu&#xe9; pour ses travaux, il avait int&#xe9;gr&#xe9; depuis un prestigieux laboratoire international et s’&#xe9;tait engag&#xe9; dans une nouvelle recherche concernant la circulation de l’information. C’est ainsi qu’il avait contact&#xe9; Marcus Feyrolle pour l’interviewer en tant que t&#xe9;moin de premier plan des bouleversements socio-historique du dernier quart de si&#xe8;cle. C’est bien cela qui inqui&#xe9;tait Marcus. Comment allait-il pouvoir faire entendre &#xe0; ce jeune homme &#xe9;pris de logique discursive une s&#xe9;rie complexe d’emballements &#xe9;v&#xe8;nementiels mineurs d&#xe9;clenchant des remaniements de grande ampleur.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Il en &#xe9;tait &#xe0; ce point de ses r&#xe9;flexions lorsque Clara, fit entrer son visiteur. Pass&#xe9; les premiers instants de prise de contact, tandis que son interlocuteur mettait en marche son petit enregistreur, Marcus prit une profonde inspiration. Tenant fermement, comme son seul recours, une odorante tasse de caf&#xe9; noir, il vrilla son regard bleu dans les yeux de Damien et prit la parole. &lt;br /&gt;” Voyez, vous, tout cela &#xe0; commenc&#xe9; avec un probl&#xe8;me d’arbre...” &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;*langage Java&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;...&#xc0; suivre...&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Apr 2008 14:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Alpha (1)</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/05/8622040.html</link><category>Fictions</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/05/8622040.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8622040/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/05/8622040.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Aube&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Le v&#xe9;hicule s’arr&#xea;ta en grin&#xe7;ant devant l’adresse que l’on avait donn&#xe9; au livreur. La rue &#xe9;tait &#xe9;troite, &#xe9;clair&#xe9;e chichement par quelques r&#xe9;verb&#xe8;res et par le voile luminescent li&#xe9; &#xe0; la coupole de pollution qui stagnait maintenant depuis plusieurs semaines au dessus de la ville. ”Les vents d’altitude se font attendre “, pensa l’homme en se dirigeant vers l’interphone de l’entr&#xe9;e s&#xe9;curis&#xe9;e. Il entendit le l&#xe9;ger bruit de rotation de la cam&#xe9;ra de vid&#xe9;o surveillance qui s’&#xe9;tait d&#xe9;clench&#xe9;e &#xe0; son approche lui adressa un bref regard et pressa le bouton d’appel.&amp;nbsp; Une voix neutre lui demanda de composer le code qui lui avait &#xe9;t&#xe9; transmis pour justifier de son identit&#xe9;, ce qu’il fit et la porte m&#xe9;tallique noire glissa&amp;nbsp; vers la gauche sur son rail bien huil&#xe9;. Il voulu faire un pas vers l’int&#xe9;rieur mais se trouva aussit&#xf4;t arr&#xea;t&#xe9; par l’imposante stature d’un homme tout de noir v&#xea;tu qui lui d&#xe9;signa son fourgon d’un mouvement de menton peu am&#xe8;ne. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le livreur ouvrit, en grognant int&#xe9;rieurement, la porte du v&#xe9;hicule blind&#xe9;, commanda la mise en place d’une plate forme de d&#xe9;chargement et fit en quelques minutes descendre sept tr&#xe8;s lourdes caisses m&#xe9;talliques scell&#xe9;es mont&#xe9;es sur roulettes qui furent aussit&#xf4;t mises &#xe0; l’abri dans ce qui paraissait &#xea;tre le d&#xe9;but d’un long couloir.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Sans qu’un mot ne s’&#xe9;change, l’homme en noir, qui avait &#xe9;t&#xe9; rejoint par d’autres portant la m&#xea;me tenue sombre &#xe0; petit col mao, coda une signature sur l’appareil de r&#xe9;c&#xe9;piss&#xe9; &#xe9;lectronique et enclencha le verrouillage de la porte de livraison laissant le livreur pantois face &#xe0; la paroi m&#xe9;tallique qui d&#xe9;robait progressivement l’ouverture. Un vague sentiment de rancune au coeur, il reprit son volant et ses manettes, soulag&#xe9; de quitter un endroit aussi peu engageant sans savoir que la cam&#xe9;ra de surveillance l’avait suivi de son oeil soup&#xe7;onneux jusqu’&#xe0; sa disparition en dehors de son champ de vision.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Les lourdes caisses roulantes furent rapidement pouss&#xe9;es le long du couloir &#xe9;clair&#xe9; &#xe0; intervalle r&#xe9;gulier par des appliques murales jusqu’&#xe0; une vaste salle basse de plafond, sans aucune fen&#xea;tre, b&#xe9;n&#xe9;ficiant d’un syst&#xe8;me de purification d’air dernier cri.&amp;nbsp; Il s’y trouvait une trentaine de tables de travail disposant d’un &#xe9;clairage individuel &#xe0; basse tension que l’on voit souvent dans les mus&#xe9;es pour &#xe9;clairer des oeuvres particuli&#xe8;rement sensibles aux rayonnements UV. Plus de la moiti&#xe9; des tables se trouvaient s&#xe9;par&#xe9;es les unes des autres par des parois de verre &#xe9;pais et la partie de l’espace qu’elles occupaient renvoyait une lumi&#xe8;re d’aquarium. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &#xc0; cette heure tr&#xe8;s matinale, une dizaine de personnes seulement, v&#xea;tues de combinaisons st&#xe9;riles, travaillaient silencieusement dans la pi&#xe8;ce, et leurs yeux s’allum&#xe8;rent d’une lueur de convoitise en voyant les caisses venir se mettre &#xe0; flanc aupr&#xe8;s de leurs tables. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;… &#xc0; suivre ... &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Apr 2008 18:03:00 GMT</pubDate></item><item><title>Avec la premi&#xe8;re gorg&#xe9;e de caf&#xe9;...</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/04/8603311.html</link><category>Blogosph&#xe8;re</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/04/8603311.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8603311/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/04/8603311.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Petit plaisirs matinaux : &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://l-autofictif.over-blog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; , pour les mots et l&apos;id&#xe9;e, chez Eric Chevillard&lt;br /&gt;et &lt;a href=&quot;http://goubliboulga.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&amp;nbsp; chez Clotilde Goubely, alias Goubliboulga pour un univers onirique, tendre et dr&#xf4;le ....&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Apr 2008 07:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Vert</title><dc:creator>stilife</dc:creator><link>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/03/8591033.html</link><category>Couleurs</category><comments>http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/03/8591033.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lines.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8591033/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lines.canalblog.com/archives/2008/04/03/8591033.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;orsque je pense au vert, une sc&#xe8;ne s’impose vivement. Cela se passe &#xe0; Nice. &#xc0; l’inclinaison de la lumi&#xe8;re et &#xe0; sa brillance, je dirais que c’est le printemps, un de ces matins radieux o&#xf9; la C&#xf4;te d’Azur m&#xe9;rite bien son nom. Ce devait &#xea;tre l’une des premi&#xe8;res fois que mon p&#xe8;re m’entra&#xee;nait dans une tourn&#xe9;e de galeries pour l’une de ces escapades complices qui devaient par la suite nous devenir coutumi&#xe8;res, et que je pr&#xe9;f&#xe9;rerai toujours mille fois aux d&#xe9;ambulations familiales erratiques dans les beaux magasins de l’avenue Mass&#xe9;na. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;La galerie, dans mon souvenir, est un rectangle immense aux murs immacul&#xe9;s. M&#xea;me le sol de travertin blanc donne un sentiment de joyeuse fra&#xee;cheur. Sur les murs de grands tableaux &#xe0; la facture pr&#xe9;cise. Mon p&#xe8;re me montre un d&#xe9;tail, me dit ce qu’il trouve beau, commente, pour moi peut-&#xea;tre&amp;nbsp; mais surtout pour lui, la composition du tableau, la touche du peintre. Le galeriste intrigu&#xe9; s’approche, ils commencent &#xe0; parler , “Ah bon, vous peignez aussi...” et&amp;nbsp; les adultes s’&#xe9;chappent&amp;nbsp; vers un monde inconnu. Je pars &#xe0; l’aventure, admirative pour mon propre compte de ces couleurs chatoyantes qui scintillent dans leur cadre ouvrag&#xe9;s...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est en musardant ainsi que mon regard est captur&#xe9;, par une toile qui me semble immense et repr&#xe9;sente le rouleau d’une vague au bord de l’&#xe9;clatement. Elle est si “vraie” que je m’attends presque &#xe0; la voir se fracasser &#xe0; mes pieds. Si la dentelle d’&#xe9;cume est rendue avec une incroyable pr&#xe9;cision, ce qui me touche le plus, c’est la lumi&#xe8;re qui sourd de son flanc creus&#xe9;. Un vert incroyable, acidul&#xe9; et tendre, dans lequel jouent de riches nuances de jaune et de bleu, et qui me transporte d’un coup &#xe0; ces jeux de plage par jour de grand vent o&#xf9; le plaisir conjugue l’eau et la lumi&#xe8;re, marie l’exaltation vibrionnante de faire face &#xe0; l’avanc&#xe9;e de la prochaine vague f&#xe9;line &#xe0; l’inqui&#xe9;tude sourde de la submersion in&#xe9;vitable...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Peut-&#xea;tre aujourd’hui passerais-je devant une telle toile sans la voir, peut-&#xea;tre &#xe9;tait-ce de la “mauvaise peinture”… En tout cas, ni le vert de l’Irlande, ni celui des alpages, ni les tableaux du Louvre ou d’ailleurs ne m’ont fait oublier cet instant et cette couleur devenue r&#xe9;f&#xe9;rence. Vert. R&#xe9;v&#xe9;lation &#xe9;blouissante du pouvoir de la peinture de se faire langage secret rappelant dans un aplat de couleur les myriades de sensations qui tissent la substance du monde.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &#xc0; cette &#xe9;vocation me revient tout soudain que les yeux de ma m&#xe8;re avaient &#xe0; cette &#xe9;poque temp&#xea;tueuse, quelque chose de ce “vert tigre d’eau”…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Apr 2008 09:07:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>